EDITORIAL

 

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36ème anniversaire

 

Après avoir émis en FM entre 1978 et 1982, Atlantic 2000 a diffusé sa première émission en ondes courtes le 6 juin 1982, sur 7325 kHz.

 

En juin 2018, nous avons fêté notre 36ème anniversaire en ondes courtes.

A cette occasion, nous avons diffusé une émission spéciale les 9 et 10 juin 2018 sur 6070 kHz.

Les rapports d'écoute ont été très nombreux, et ont tous été confirmés par carte QSL.

Une autre émission anniversaire, reprenant toutes les chansons diffusées le 6 juin 1982, a été réalisée le week-end des 16 et 17 juin, pour être transmise en ondes moyennes sur 833 kHz, et en parallèle sur Internet. Le Podcast est disponible ici.

Merci aux très nombreux auditeurs qui nous ont envoyé des rapports d'écoute concernant nos émissions anniversaire diffusées en ondes courtes, en ondes moyennes et sur Internet au mois de juin dernier.

Malgré l'abondance du courrier, Tiphanie a répondu à tous vos courriels, et les rapports d'écoute détaillés ont été confirmés par QSL électronique.

 

 

 

Tristes nouvelles dans le monde de la radio libre

 

 

Paul, opérateur de la station Radio Goofy/Radio Caroline International, qui émettait depuis la frontière germano-tchèque, est décédé le 26 avril 2018 des suites d'un cancer.

Paul était également un auditeur assidu des ondes courtes et des ondes moyennes.

Il postait ses logs chaque semaine sur son blog. https://carolineteam.jimdo.com/

 

Paul était très apprécié dans le monde de la radio libre pour sa grande gentillesse et son sens de l'humour.

 

 

 

Ad Roberts est décédé le 8 mars 2018, à l'âge de 62 ans.

A bord du Mi Amigo, il a été animateur pour le service néerlandais de Radio Caroline en 1979, jusqu'au naufrage du navire en mars 1980.

On le retrouve sur le Ross Revenge à partir de 1984, sur l'antenne de Radio Monique, puis Radio 558 et Radio 819.

Malgré la détérioration de son état de santé, il poursuivra ses activités radiophoniques sur plusieurs radios terrestres jusqu'en 2017.

 

 

 

Graham Gill est décédé le 9 mars 2018 à l'âge de 81 ans.

Dans les années 60, il fut animateur sur Radio London, Radio England et Radio 390.

Dans les années 70, on le retrouve sur Radio Northsea International, puis Radio Caroline.

 

 

 

Tom Taylor, fondateur d'European Music Radio, nous a quittés le 22 janvier 2018, à l'âge de 63 ans. Il avait lancé EMR en 1976, sous le nom de Barry Stephens, après avoir participé à l'aventure de Radio Jackie, célèbre station pirate anglaise émettant en ondes moyennes.

 

European Music Radio est entrée dans la légalité à partir de 2002, utilisant différents relais légaux en Europe et aux Etats-Unis.

La dernière émission de Tom Taylor a été entendue le 15 octobre 2017 sur 6070 kHz.

 

Du 18 février au 20 mars 2018, un hommage lui a été rendu sur les ondes courtes, par la diffusion d'un programme spécial, repris par de nombreuses stations légales et pirates.

 

 

 

Peter Van Dam est décédé le 6 janvier 2018. Il est devenu célèbre à partir des années 70 en participant à la grande aventure des radios de haute mer, avec Radio Atlantis, puis surtout Radio Mi Amigo. On le retrouve par la suite sur différentes radios publiques comme privées,

dont Radio 10 Gold.

Il a terminé sa carrière en 2017, sur la station ondes courtes Radio Mi Amigo International,

avec son fameux programme Manneke Pop.

 

Nous avons également appris que le Capitaine Kord, fondateur de la station ondes courtes Radio Mi Amigo International était hospitalisé dans un état très grave.

 

L'équipe de la station reste solidaire, et les émissions se poursuivent sur 6085 kHz, ainsi que sur Internet.

 

A noter que l'adresse Internet de la station a changé.

Voici la nouvelle adresse du site : www.radiomiamigo.international

 

 

 

Kall-Krekel a fêté ses 10 ans, mais sans les radios libres…

 

Après la disparition des stations italiennes Mystery Radio et Radio Amica, qui ont relayé nos émissions jusqu'en 2010, Atlantic 2000 a été accueillie sur le relais de Kall-Krekel, en Allemagne, par Shortwave Service.

 

A l'époque, le relais n'avait pas beaucoup de clients, et les radios libres comme European Music Radio, Radio Gloria et Atlantic 2000 étaient les bienvenues.

 

Shortwave Service a fêté ses 10 ans en novembre 2017.

 

Mais les radios libres du début ne sont plus les bienvenues. Shortwave Service préfère désormais relayer les radios internationales, comme Radio Slovaquie, Radio Belarus, Radio Tirana, etc

Quant à Radio Mi Amigo, elle a le privilège d'occuper la fréquence de 6085 kHz toute la journée, avec des créneaux supplémentaires sur 3985 et 7310 kHz.

 

Alors que l'émetteur sur 7310 kHz est souvent arrêté, on nous a fait savoir qu'il n'y avait plus aucun créneau de disponible. Une simple consultation de leur site Internet démontre pourtant le contraire !

 

Face à ce manque de considération, European Music Radio avait quitté Shortwave Service depuis longtemps. Nous avons été contraints d'en faire autant.

Nous avons appris que la radio libre allemande Radio Gloria International avait également quitté Shortwave Service, suite à un désaccord avec son responsable Christian Milling.

Radio Gloria en est réduite à diffuser uniquement sur Internet.

 

Malgré des débuts difficiles, le relais de Channel 292, à Rohrbach-Waal, en Allemagne, est devenu très fiable. Nos programmes vont donc se poursuivre à leur rythme habituel sur 6070 kHz.

 

 

 

 

Rapports d'écoute : rappel !

 

Suite à notre émission du 7 octobre 2017, nous avons reçu plusieurs rapports d'écoute incomplets, envoyés par certains auditeurs français. Ces rapports n'ont pas pu être confirmés par eQSL.

 

A ce sujet, un rappel s'impose. En radiodiffusion, le rapport d'écoute est très différent du rapport d'écoute envoyé à un radioamateur. Pour ce dernier, il suffit d'indiquer le niveau de réception affiché sur le S-mètre du récepteur, l'écoute ne durant que quelques secondes.

 

En radiodiffusion, pour obtenir la carte QSL, le temps d'écoute minimum est de 15 minutes.

La présentation est libre, mais certains renseignements sont indispensables. Il est nécessaire de préciser la date de l’émission, l’heure, la fréquence utilisée, et les conditions dans lesquelles l’émission a été reçue. Des détails concernant l’émission doivent également apparaître : langue utilisée, commentaires entendus, titre des chansons etc...

Le rapport doit indiquer la localisation géographique du lieu d’écoute (pays, région, ville la plus proche) ainsi que le matériel employé (type de récepteur, antenne...)

Le nom de l'auditeur est indispensable, car celui-ci sera inscrit sur notre eQSL envoyée en retour.

Pour indiquer les conditions de réception, on utilise le plus souvent le code SINPO, ou sa forme réduite, le code SIO. Vous trouverez tous les détails ici

Certains auditeurs se contentent d'envoyer un extrait audio, une copie d'écran de leur SDR, ou une vidéo montrant leur récepteur.

Ces fichiers peuvent effectivement agrémenter le rapport d'écoute, mais ne peuvent en aucun cas le remplacer.

 

 

 

 

Atlantic 2000 en ondes moyennes !

Succédant à Radio Océan en 1972, la toute première Atlantic 2000 émettait en ondes moyennes, sur 273 mètres, depuis le Mont Ulia en Espagne. La radio cessa ses émissions en 1975.

En hommage à la station d'origine, nous avons repris le nom d'Atlantic 2000 en 1978, pour émettre sur la bande FM.

Puis en 1982, Atlantic 2000 International a débuté des émissions en ondes courtes.

Le dimanche 20 août 2017, à 21:00, heure locale (19:00 UTC) nous avons diffusé une émission sur 360 mètres en ondes moyennes. C'est à la fois une grande première pour nous, et un retour aux sources pour Atlantic 2000.

L'émission était diffusée en parallèle sur notre site Internet.

D'autres émissions en ondes moyennes ou en ondes courtes auront lieu prochainement, mais ne seront pas forcément annoncées à l'avance.

Ces émissions seront diffusées en parallèle sur Internet.

Pour en savoir plus, le mieux est de consulter régulièrement notre site.

 

 

 

Télévision numérique terrestre :

l'obsolescence programmée permanente

 

La Télévision Numérique Terrestre (TNT) a été lancée en France au milieu des années 2000.

A grand renfort de publicité, on nous promettait un plus grand nombre de chaînes, avec des programmes innovants. Pour le plus grand nombre, c'est chose faite, quant à l'innovation c'est plutôt raté.

 

Au départ, la TNT devant cohabiter avec l'analogique, les émetteurs numériques émettaient à puissance réduite, ce qui rendait la réception difficile. Une aubaine pour les antennistes, qui ont dû remettre à niveau un très grand nombre d'installations chez les particuliers et dans les immeubles collectifs.

 

Une aubaine aussi pour les fabricants et les commerçants, qui ont vendu des millions d'adaptateurs et de nouveaux téléviseurs.

 

La norme MPEG 2 fut adoptée pour les chaînes gratuites, seules les chaînes payantes émettant en MPEG 4. Les millions d'adaptateurs vendus étaient donc à la norme MPEG 2.

 

Mais le 5 avril 2016, on change les règles du jeu : tout le monde passe au MPEG 4.

Le but est d'obtenir une meilleure compression, pour loger plus de chaînes dans un espace plus restreint, afin de libérer des fréquences au profit du lobby de la téléphonie mobile.

 

Votre décodeur MPEG 2 devient obsolète, et peut-être aussi votre téléviseur, s'il ne reçoit pas les chaînes diffusées en haute définition.

 

Affaire juteuse à nouveau pour les fabricants, les commerçants, et même les antennistes qui vont en profiter pour refaire quelques installations.

 

Des millions d'adaptateurs MPEG 4 auront été vendus en quelques semaines.

Mais avant même d'être vendus, ces adaptateurs sont déjà obsolètes !

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel invite le gouvernement à lancer au plus tôt une nouvelle norme, le DVB-T2, qui concernerait dans un premier temps les futures chaînes nationales.

Au début des années 2020, toutes les autres chaînes devront passer à leur tour au DVB-T2.

 

Sur le nombre de décodeurs MPEG 4 vendus pour la date fatidique du 5 avril 2016, une infime partie est compatible avec le DVB-T2.

On se garde bien d'en informer le consommateur, car il faut écouler les stocks.

Et dans quelques mois, quand les nouvelles chaînes feront leur apparition, il faudra jeter le décodeur presque neuf, pour en acheter un nouveau.

 

Vive l'obsolescence programmée permanente !

 

 

 

Arrêt des ondes moyennes :

obsolescence décrétée et mépris de l'auditeur

 

Nos grands experts ayant décrété que les ondes moyennes étaient devenues obsolètes, les émetteurs AM de France Bleu et de France Info ont donc été coupés au début de d'année 2016.

 

Coupés est bien le mot qui convient. Plusieurs auditeurs nous ont fait part de leur indignation.

Sans aucune annonce à l'antenne, les émetteurs ont été arrêtés de manière aléatoire, au beau milieu d'un bulletin d'information ou d'une chronique en cours de diffusion.

C'est un manque total de respect pour l'auditeur, procédé indigne d'une radio de service public.

 

En Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, des bandes annonces sont diffusées à l'antenne plusieurs jours avant l'arrêt des émetteurs.

 

En 2010, lorsque la radio suisse Option Musique a arrêté son émetteur ondes moyennes, une émission spéciale d'une durée de 4 heures, retraçant l'histoire de l'émetteur de Sottens, a été diffusée à l'antenne, suivie pendant plusieurs semaines d'une bande annonce avant la coupure définitive de l'émetteur. Cette émission est toujours disponible sur notre site Internet.

 

Mais en France, pour être informé de l'arrêt des ondes moyennes, il fallait se rendre sur le site Internet de Radio France, ou bien acheter le magazine Télérama !

 

 

France Bleu Elsass, qui émettait sur 1278 kHz depuis l'émetteur de Sélestat, n'est donc plus sur

les ondes. Mais contrairement aux autres stations du réseau France Bleu, ce programme

spécifique en langue alsacienne n'est pas diffusé en FM, sa station sœur France Bleu Alsace émettant essentiellement en langue française.

 

Le seul moyen de diffusion reste donc l'Internet, qui est présenté par la direction comme une opportunité ouverte à un plus large public, en vantant en particulier les applications pour tablettes ou téléphones portables.

 

Malheureusement, des cas similaires ont démontré qu'une station de radio AM ou FM transformée en simple webradio attire un très faible nombre d'auditeurs et finit tôt ou tard par disparaître.

Une radio sans émetteur est-elle vraiment une radio ?

 

Puisque le sort de l'émetteur de Sélestat est définitivement scellé, la seule solution objective aurait été de fusionner France Bleu Elsass avec la station FM France Bleu Alsace qui pourrait diffuser un plus grand nombre d'émissions en langue alsacienne.

 

Concernant la fermeture de l'émetteur de Sélestat, nous avons reçu beaucoup de courrier, et pas seulement d'Alsace. De nombreux auditeurs français écoutaient le programme national de France Bleu en soirée sur cet émetteur, dans des régions mal couvertes par la FM, ou lors de leurs déplacements à l'étranger.

Des auditeurs allemands nous ont par ailleurs demandé l'adresse postale de France Bleu Elsass, afin d'envoyer des lettres de protestation à Strasbourg.

 

En effet, sauf à vouloir faire preuve de cynisme, aucun auditeur ne peut objectivement se réjouir de la fermeture de cet émetteur.

 

 

 

Paradoxe

 

Au début des années 2000, une bande de passionnés, regroupés autour du projet Littoral AM, suggère au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel de lancer un appel d'offre pour des radios privées en ondes moyennes.

L'équipe de Littoral AM va s'investir à fond dans ce projet, en fournissant au CSA de nombreux documents techniques qui vont grandement lui faciliter la tâche.

 

Littoral AM va construire son propre centre émetteur, du côté de Saint-Guéno, dans les Côtes d'Armor. La station obtiendra l'autorisation d'effectuer quelques tests d'émission, démontrant ainsi sa compétence dans le domaine des ondes moyennes.

Mais à l'issue de l'appel d'offre, la candidature de Littoral AM ne sera pas retenue.

 

Le CSA préfèrera accorder les autorisations à des gens qui ne savent même pas trouver la touche "ondes moyennes" sur un récepteur. Ces stations ne sont plus sur les ondes aujourd'hui.

Certaines n'ont même jamais émis.

 

Il aura fallu attendre 2015 pour que Littoral AM, devenue Bretagne 5, obtienne enfin son autorisation d'émettre, sur 1593 kHz.

 

Paradoxe de la situation, c'est au moment où cette injustice fut enfin réparée, que la direction de Radio France décida d'arrêter tous ses émetteurs AM.

 

 

 

CPL : Pollution des ondes courtes

 

Alors que de nombreux responsables ont enfin pris conscience de la nécessité de réduire toutes les formes de pollution, les perturbations provoquées par les nouvelles technologies sur les liaisons radioélectriques sont cruellement ignorées.

Les alimentations à découpage, les modems, les ordinateurs, les adaptateurs TNT, sont de véritables générateurs de parasites.

 

Mais la pire aberration technologique de ces dernières années est le CPL, ou courant porteur en ligne, qui est capable de perturber la réception des ondes courtes dans tout un quartier.

 

Localement, les effets sont comparables au brouillage mis en place par les Soviétiques à l'encontre des radios occidentales pendant la guerre froide.

 

Avec des millions d'exemplaires en service dans chaque pays, les plugs CPL constituent désormais un gigantesque réseau de brouilleurs.

 

Vous pouvez constater les dégâts provoqués par le CPL ici.

 

 

 

Fin des ondes courtes

Au grand désespoir des SWL, les radios internationales continuent d'arrêter leurs émetteurs ondes courtes, victimes des impitoyables réductions budgétaires. Même le DRM, qui nous promettait un renouveau des ondes courtes, semble avoir du plomb dans l'aile.

Certaines stations disparaissent complètement, alors que d'autres continuent sur Internet et par satellite. Mais si les auditeurs ne s'adaptent pas à ces nouveaux modes de transmission, les stations concernées s'arrêteront définitivement, faute d'audience.

Alors, écoutons la radio aussi sur Internet…

 

 

 

Retour à la case départ

 

A la fin des années 70, aucune radio privée n'était autorisée en France. Radio France était la seule radio à pouvoir émettre depuis l'hexagone. C'était le monopole d'état, qui durait depuis la seconde guerre mondiale.

 

De ce fait, les radios privées françaises émettaient depuis les pays frontaliers : RTL au Luxembourg, Europe 1 en Allemagne, Sud-Radio et Radio Andorre en Principauté d'Andorre,

et RMC, théoriquement depuis Monaco.

Cette dernière bénéficiant d'une dérogation, ses émetteurs étaient en réalité sur le sol français. Comme elles étaient situées à la périphérie du territoire, on les appelait les radios "périphériques".

Sur la radio publique concurrente France Inter, on les appelait les "marchands de soupe", terme peu élogieux, qui faisait allusion aux très nombreux spots publicitaires diffusés à l'antenne.

 

En effet, pour écouter de la musique pendant dix minutes consécutives sur RTL, Europe 1 ou RMC, c'était mission impossible. Entre 6 heures et 9 heures du matin, vous deviez subir sur ces trois radios, souvent à la même heure, les revues de presse, horoscope, chronique économique, l'invité politique du jour, les jeux téléphoniques, les informations, le rappel des titres, la météo, les informations routières…

Et parfois, un petit bout de chanson que l'on coupait très vite pour passer la publicité qui envahissait l'antenne toute la journée.

 

Heureusement, dans le nord, on recevait les radios de haute mer : Caroline, Mi Amigo, puis, dans les années 80, Laser 558 et Monique.

Dans le sud, on pouvait écouter de la musique sur Radio Andorre et Sud Radio. Et le soir, Radio Luxembourg 208 couvrait toute l'Europe.

 

Puis arriva la fameuse libération des ondes. Au début des années 80, des centaines de stations firent leur apparition sur la bande FM.

Mais contrairement à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, où les ondes ont été libérées par des radios de haute mer à dominante musicale, la France a choisi d'autres voies.

Bon nombre de radios étaient à caractère politique ou associatif, avec des programmes sans grand intérêt.

 

Quant aux radios musicales, c'était surtout la quantité, mais pas la qualité. En 1981, une radio libre française, c'était un émetteur relié à un magnétophone auto-reverse, diffusant toute la journée la même bande musicale.

 

Passé l'amateurisme du début, de véritables radios musicales sont apparues.

Certaines d'entre elles se sont constituées en réseaux : NRJ, FUN, Europe 2, Nostalgie, RFM, Pacific FM, Chic FM, Kiss FM, Maxximum, etc

 

Ainsi, au milieu des années 80, il était enfin possible en France d'écouter de véritables radios musicales privées.

 

Puis Europe 1, RMC, RTL et Sud Radio ont été autorisées sur la bande FM.

 

Beaucoup de radios locales ont cessé leurs émissions, faute de ressources suffisantes.

Du côté des réseaux, certains ont disparu, d'autres ont changé de propriétaire, rachetés pour la plupart par RTL, Europe 1, et par le nouveau venu dans la cour des grands, NRJ.

 

Peu à peu, les réseaux musicaux se sont transformés en radio généralistes, introduisant de nouvelles rubriques : météo, horoscope, informations routières, jeux et chroniques diverses, sans oublier les interminables conversations téléphoniques avec les auditeurs, les fameuses

"libre-antennes", souvent d'un goût douteux.

A tout cela s'ajoute une très grande quantité de spots publicitaires : les affaires sont les affaires !

 

Ainsi, plus de 30 ans après la fin du monopole, trois ou quatre groupes financiers contrôlent la quasi-totalité des radios privées françaises. Et entre 6 heures et 9 heures, comme dans les

années 70, il est de nouveau impossible d'écouter dix minutes de musique sans interruption.

 

Retour à la case départ…

 

Malheureusement, les radios de haute mer ont disparu. Radio Andorre s'est arrêtée en 1981,

Sud Radio et RMC ont perdu leur âme, transformées en vulgaires "talk-radios".

 

Mais nous avons déniché pour vous quelques radios musicales. En AM bien sûr, mais également, grâce aux nouvelles technologies, par satellite et sur Internet.

Pour les découvrir, rendez-vous à la rubrique "Radio News".

 

 

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