EDITORIAL

 

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Atlantic 2000 sur 6070 kHz

 

Avec le passage à l'heure d'été, la fréquence de 6070 kHz est moins perturbée que pendant l'hiver.

 

Le samedi 8 et le dimanche 9 avril  2017, Atlantic 2000 a été relayée par Channel 292 depuis

Rohrbach-Waal en Allemagne sur 6070 kHz.

 

Le Podcast de l'émission est disponible ici.

 

 

 

Atlantic 2000 en Amérique

 

Le 10 juillet 2016, Atlantic 2000 a été relayée par l'émetteur de WINB, situé à Red Lion aux USA, sur la fréquence de 9265 kHz, avec une puissance de 50 kW.

L'émission a été diffusée à 03:00 UTC (23:00 à New York).

 

WINB est la plus ancienne radio privée en ondes courtes des Etats-Unis. Elle a démarré en 1962.

Le Podcast de cette émission est disponible ici.

 

 

 

Eurovision 2016

 

Le grand prix Eurovision de la chanson s'est déroulé cette année à Stockholm.

Même si la France n'est pas arrivée en tête, la place obtenue est tout à fait honorable.

Amir Haddad est arrivé 6ème du classement, avec son titre "J'ai Cherché", qui lui a rapporté

257 points.

 

Mais c'est une victoire incontestable pour l'Ukraine. Avec son titre "1944", elle a obtenu le plus grand nombre de points du jury, mais aussi du public, avec un total de 534 points.

 

Avec cette chanson, interprétée en anglais et en tatare, la chanteuse Jamala a rendu hommage aux milliers de Tatares de Crimée qui ont été déportés par Staline.

Inutile de préciser que son actuel successeur, Vladimir Poutine, n'a pas vraiment apprécié cette victoire.

 

Il faut dire que depuis l'invasion de la Crimée par la Russie, la communauté Tatare est à nouveau maltraitée dans la péninsule, et la télévision Tatare a été interdite en Crimée par les autorités russes d'occupation.

 

Ce qui prouve que malheureusement, l'histoire n'est qu'un éternel recommencement.

 

 

 

Télévision numérique terrestre :

l'obsolescence programmée permanente

 

La Télévision Numérique Terrestre (TNT) a été lancée en France au milieu des années 2000.

A grand renfort de publicité, on nous promettait un plus grand nombre de chaînes, avec des programmes innovants. Pour le plus grand nombre, c'est chose faite, quant à l'innovation c'est plutôt raté.

 

Au départ, la TNT devant cohabiter avec l'analogique, les émetteurs numériques émettaient à puissance réduite, ce qui rendait la réception difficile. Une aubaine pour les antennistes, qui ont dû remettre à niveau un très grand nombre d'installations chez les particuliers et dans les immeubles collectifs.

 

Une aubaine aussi pour les fabricants et les commerçants, qui ont vendu des millions d'adaptateurs et de nouveaux téléviseurs.

 

La norme MPEG 2 fut adoptée pour les chaînes gratuites, seules les chaînes payantes émettant en MPEG 4. Les millions d'adaptateurs vendus étaient donc à la norme MPEG 2.

 

Mais le 5 avril 2016, on change les règles du jeu : tout le monde passe au MPEG 4.

Le but est d'obtenir une meilleure compression, pour loger plus de chaînes dans un espace plus restreint, afin de libérer des fréquences au profit du lobby de la téléphonie mobile.

 

Votre décodeur MPEG 2 devient obsolète, et peut-être aussi votre téléviseur, s'il ne reçoit pas les chaînes diffusées en haute définition.

 

Affaire juteuse à nouveau pour les fabricants, les commerçants, et même les antennistes qui vont en profiter pour refaire quelques installations.

 

Des millions d'adaptateurs MPEG 4 auront été vendus en quelques semaines.

Mais avant même d'être vendus, ces adaptateurs sont déjà obsolètes !

 

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel invite le gouvernement à lancer au plus tôt une nouvelle norme, le DVB-T2, qui concernerait dans un premier temps les futures chaînes nationales.

Au début des années 2020, toutes les autres chaînes devront passer à leur tour au DVB-T2.

 

Sur le nombre de décodeurs MPEG 4 vendus pour la date fatidique du 5 avril 2016, une infime partie est compatible avec le DVB-T2.

On se garde bien d'en informer le consommateur, car il faut écouler les stocks.

Et dans quelques mois, quand les nouvelles chaînes feront leur apparition, il faudra jeter le décodeur presque neuf, pour en acheter un nouveau.

 

Vive l'obsolescence programmée permanente !

 

 

 

Arrêt des ondes moyennes :

obsolescence décrétée et mépris de l'auditeur

 

Nos grands experts ayant décrété que les ondes moyennes étaient devenues obsolètes, les émetteurs AM de France Bleu et de France Info ont donc été coupés en ce début d'année 2016.

 

Coupés est bien le mot qui convient. Plusieurs auditeurs nous ont fait part de leur indignation.

Sans aucune annonce à l'antenne, les émetteurs ont été arrêtés de manière aléatoire, au beau milieu d'un bulletin d'information ou d'une chronique en cours de diffusion.

C'est un manque total de respect pour l'auditeur, procédé indigne d'une radio de service public.

 

En Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, des bandes annonces sont diffusées à l'antenne plusieurs jours avant l'arrêt des émetteurs.

 

En 2010, lorsque la radio suisse Option Musique a arrêté son émetteur ondes moyennes, une émission spéciale d'une durée de 4 heures, retraçant l'histoire de l'émetteur de Sottens, a été diffusée à l'antenne, suivie pendant plusieurs semaines d'une bande annonce avant la coupure définitive de l'émetteur. Cette émission est toujours disponible sur notre site Internet

 

Mais en France, pour être informé de l'arrêt des ondes moyennes, il fallait se rendre sur le site Internet de Radio France, ou bien acheter le magazine Télérama !

 

 

France Bleu Elsass, qui émettait sur 1278 kHz depuis l'émetteur de Sélestat, n'est donc plus sur

les ondes. Mais contrairement aux autres stations du réseau France Bleu, ce programme

spécifique en langue alsacienne n'est pas diffusé en FM, sa station sœur France Bleu Alsace émettant essentiellement en langue française.

 

Le seul moyen de diffusion reste donc l'Internet, qui est présenté par la direction comme une opportunité ouverte à un plus large public, en vantant en particulier les applications pour tablettes ou téléphones portables.

 

Malheureusement, des cas similaires ont démontré qu'une station de radio AM ou FM transformée en simple webradio attire un très faible nombre d'auditeurs et finit tôt ou tard par disparaître.

Une radio sans émetteur est-elle vraiment une radio ?

 

Puisque le sort de l'émetteur de Sélestat est définitivement scellé, la seule solution objective aurait été de fusionner France Bleu Elsass avec la station FM France Bleu Alsace qui pourrait diffuser un plus grand nombre d'émissions en langue alsacienne.

 

Concernant la fermeture de l'émetteur de Sélestat, nous avons reçu beaucoup de courrier, et pas seulement d'Alsace. De nombreux auditeurs français écoutaient le programme national de France Bleu en soirée sur cet émetteur, dans des régions mal couvertes par la FM, ou lors de leurs déplacements à l'étranger.

Des auditeurs allemands nous ont par ailleurs demandé l'adresse postale de France Bleu Elsass, afin d'envoyer des lettres de protestation à Strasbourg.

 

En effet, sauf à vouloir faire preuve de cynisme, aucun auditeur ne peut objectivement se réjouir de la fermeture de cet émetteur.

 

 

 

Tintin au pays des Soviets

 

A l'époque glorieuse de l'Union Soviétique, Radio Moscou inondait les ondes courtes à grand renfort de kilowatts, afin de déverser sa propagande sur l'Occident.

Aujourd'hui, plus besoin de faire fonctionner tous ces émetteurs gourmands en énergie.

 

Moscou utilise nos réseaux sociaux, nos forums, ainsi que le fil de discussion de nos médias nationaux et régionaux.

 

Il suffit de payer quelques internautes, en France et ailleurs, chacun se chargeant de créer quelques centaines de faux profils.

 

S'engagent alors sur les forums des discussions interminables, ou le vrai internaute de bonne foi

se fait vite massacrer par une bande de trolls défendant l'actuel tsar de Russie et sa filiale

populiste française.

 

Fort du succès remporté sur nos sites Internet, le Kremlin va prochainement utiliser nos satellites pour diffuser la version française de la chaîne Russia Today (RT).

En effet, RT France a signé une convention avec le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, afin de diffuser en clair sur toute la France, par satellite, ADSL et fibre optique.

 

Cette chaîne de télévision internationale, qui émet déjà en plusieurs langues, n'a rien à envier à Radio Moscou, en ce qui concerne la diffusion de contre vérités. A tel point que certains journalistes de la chaîne, las de mentir aux téléspectateurs, ont fini par démissionner.

 

Une chaîne qui tombe à pic pour notre grand climatologue Philippe Verdier.

Cet ancien responsable de la météo sur France 2 vient d'être renvoyé de France Télévisions,

après avoir écrit un livre mettant en doute les changements climatiques.

 

Un petit stage dans les anciens glaciers des Pyrénées aurait pu le convaincre de la réalité du réchauffement en cours.

 

Mais étant définitivement fâché avec la vérité, il a préféré aller travailler sur RT France, où il assure une chronique quotidienne sur le climat intitulée "Parole libre".

 

Comme chacun sait, la Russie est bien connue pour sa liberté d'expression, juste après la Corée

du Nord. Mais pour Philippe Verdier, c'était trop loin. Dommage…

 

 

 

 

Régression

 

Ceux qui ont connu les années 70 et 80 n'ont pas oublié les émissions de télévision telles que le Petit Rapporteur de Jacques Martin, C'est pas sérieux, avec Jean Bertho et Jean Amadou puis Jacques Mailhot. La dérision avait toute sa place à la télévision.

A la radio, Thierry Le Luron, Pierre Desproges, ou encore l'Oreille en Coin, n'hésitaient pas à plaisanter sur à peu près tous les sujets.

 

En 1984, l'arrivée de Canal + va bouleverser le paysage audiovisuel français. La dérision et l'humour décapant vont devenir la marque de fabrique de la chaîne.

Les émissions de Coluche, les Nuls, les Guignols, Karl Zéro, ou encore Groland vont connaître un très grand succès.

 

Le fameux esprit Canal, insufflé par Pierre Lescure et Alain de Greef, va doper les abonnements à la chaîne cryptée.

 

On était bien loin des années 60. A l'époque le ministre de l'information disposait d'un bureau à la maison de la radio, et relisait les informations avant leur diffusion au journal télévisé.

Une censure directe était alors exercée par le pouvoir en place.

 

De nos jours, les chaînes de radio et de télévision privées, ainsi que la quasi-totalité de la presse écrite, appartiennent à de grands groupes industriels dont le métier d'origine est bien éloigné de celui des médias.

 

Armement, BTP, distribution d'eau, sont les métiers d'origine des groupes Lagardère, Bouygues, Vivendi, ou encore la Lyonnaise des eaux, pour ne citer qu'eux.

 

Ces groupes ont des contrats avec l'Etat français, mais aussi avec de nombreux autres pays, dont les dirigeants ne sont pas tous des démocrates… 

 

A la tête du groupe Vivendi, Vincent Bolloré vient de prendre le contrôle de Canal +, qu'il dirige d'une main de fer. Tous les dirigeants de la chaîne viennent d'être remplacés par ses hommes de main.

 

Un documentaire sur le Crédit Mutuel, révélant l'existence d'un système d'évasion fiscale organisé par la banque, devait être diffusé en mai dernier sur Canal +.

Mais le Crédit Mutuel étant partenaire de Vivendi, Vincent Bolloré a interdit la diffusion de l'émission sur Canal +.

 

Les auteurs des Guignols ont été remerciés sans ménagement, et les nouveaux auteurs ne devront parler ni de politique intérieure ni de religion. Il reste donc le sport, et encore, à condition de ne pas parler des intérêts financiers et des malversations courantes dans ce domaine.

Vincent Bolloré en personne se chargera de relire le scénario des Guignols, avant leur diffusion à l'antenne, qui se fera désormais en crypté.

 

On croyait bien que ces pratiques n'auraient plus jamais cours en France, pays des droits de l'Homme et de la liberté de la presse.

 

Si le gouvernement n'exerce plus de censure sur les programmes, d'autres ont pris le relais.

Et ce n'est pas bon signe pour notre démocratie.

 

 

 

Paradoxe

 

Au début des années 2000, une bande de passionnés, regroupés autour du projet Littoral AM, suggère au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel de lancer un appel d'offre pour des radios privées en ondes moyennes.

L'équipe de Littoral AM va s'investir à fond dans ce projet, en fournissant au CSA de nombreux documents techniques qui vont grandement lui faciliter la tâche.

 

Littoral AM va construire son propre centre émetteur, du côté de Saint-Guéno, dans les Côtes d'Armor. La station obtiendra l'autorisation d'effectuer quelques tests d'émission, démontrant ainsi sa compétence dans le domaine des ondes moyennes.

Mais à l'issue de l'appel d'offre, la candidature de Littoral AM ne sera pas retenue.

 

Le CSA préfèrera accorder les autorisations à des gens qui ne savent même pas trouver la touche "ondes moyennes" sur un récepteur. Ces stations ne sont plus sur les ondes aujourd'hui.

Certaines n'ont même jamais émis.

 

Il aura fallu attendre 2015 pour que Littoral AM, devenue Bretagne 5, obtienne enfin son autorisation d'émettre, sur 1593 kHz.

 

Paradoxe de la situation, c'est au moment où cette injustice est enfin réparée, que la direction de Radio France prévoit d'arrêter tous ses émetteurs AM.

 

Les émetteurs ondes moyennes, qui diffusent les programmes de France Info et France Bleu seront arrêtés à la fin de cette année.

 

Quand à l'émetteur d'Allouis, qui diffuse le programme de France Inter en ondes longues,

il pourrait être arrêté fin 2016.

 

Selon la direction de Radio France, l'abandon des ondes moyennes et des ondes longues permettrait d'économiser 13 millions d'euros.

 

Une pétition demandant le maintien de la diffusion de France Inter en ondes longues est en ligne à l'adresse suivante : http://162khz.wesign.it/fr

 

 

 

Rapports d'écoute : rappel !

 

Pour obtenir notre carte QSL, il suffit de nous adresser un rapport d'écoute détaillé concernant notre émission. La durée d'écoute doit être supérieure ou égale à 15 minutes.

 

Lors de notre précédente émission, certains ont essayé d'obtenir notre QSL en envoyant des rapports trop succincts. Ces rapports d'écoute incomplets n'ont pas été confirmés.

 

Pour la rédaction des rapports d'écoute, vous trouverez tous les détails ici.

 

 

 

Pas vu, pas pris !

 

Lorsque les animateurs de radio faisaient encore leur métier, qui consistait à annoncer ou désannoncer tous les titres diffusés à l'antenne, il leur arrivait, comme tout un chacun, de se tromper. Ils s'empressaient alors de rectifier leur erreur, et même de l'excuser en direct.

Mais les temps ont changé. Aujourd'hui, la devise est : "s'excuser, c'est s'accuser".

Récemment, sur une radio musicale dont je tairai le nom, l'animateur désannonça Michel Sardou, alors que l'on venait d'écouter Michel Fugain. Une légère hésitation dans la voix nous révéla qu'il s'était rendu compte de son erreur. Puis il lança les publicités sans rectifier.

Seuls les auditeurs attentifs ont pu s'en rendre compte. Les autres n'ont rien remarqué, ce qui n'aurait pas été le cas s'il s'était excusé. Pas vu, ou plutôt, pas entendu, pas pris !

Heureusement, ils ont peu de chance de se tromper, puisque leur principale activité consiste à lancer les publicités, et que désormais, ils annoncent très peu de titres à l'antenne.

 

 

 

CPL : Pollution des ondes courtes

 

Alors que de nombreux responsables ont enfin pris conscience de la nécessité de réduire toutes les formes de pollution, les perturbations provoquées par les nouvelles technologies sur les liaisons radioélectriques sont cruellement ignorées.

Les alimentations à découpage, les modems, les ordinateurs, les adaptateurs TNT, sont de véritables générateurs de parasites.

 

Mais la pire aberration technologique de ces dernières années est le CPL, ou courant porteur en ligne, qui est capable de perturber la réception des ondes courtes dans tout un quartier.

 

Localement, les effets sont comparables au brouillage mis en place par les Soviétiques à l'encontre des radios occidentales pendant la guerre froide.

 

Avec des millions d'exemplaires en service dans chaque pays, les plugs CPL constituent désormais un gigantesque réseau de brouilleurs.

 

Vous pouvez constater les dégâts provoqués par le CPL ici.

 

 

 

Fin des ondes courtes

Au grand désespoir des SWL, les radios internationales continuent d'arrêter leurs émetteurs ondes courtes, victimes des impitoyables réductions budgétaires. Même le DRM, qui nous promettait un renouveau des ondes courtes, semble avoir du plomb dans l'aile.

Certaines stations disparaissent complètement, alors que d'autres continuent sur Internet et par satellite. Mais si les auditeurs ne s'adaptent pas à ces nouveaux modes de transmission, les stations concernées s'arrêteront définitivement, faute d'audience.

Alors, écoutons la radio aussi sur Internet…

 

 

 

"The boat that rocked" devient "Good morning England"

 

Le film dont le titre original est "The boat that rocked", a curieusement été renommé "Good morning England" en France. Le but de ce changement de titre est-il une nouvelle fois de minimiser l'impact des radios de haute mer auprès du public français ? C'est possible.

 

A de nombreuses reprises, les médias français et européens ont annoncé le naufrage du navire de Radio Caroline. Cette information s'est révélée exacte une seule fois, en 1980, lors du naufrage du Mi Amigo. Mais en 1983, lorsque Radio Caroline a repris ses émissions depuis le Ross Revenge,

les mêmes médias se sont montrés très discrets.

 

D'ailleurs, on a pu lire et entendre ça et là, y compris dans le film dont il est question ici, que l'aventure des radios de haute mer s'est arrêtée en…1967.

On a donc effacé des mémoires les années 70 avec Radio Caroline, Radio Atlantis, Radio Mi Amigo, Radio Northsea, Radio Veronica, puis les années 80 avec toujours Radio Caroline, puis

Radio Monique et Laser 558. Rappelons que Radio Caroline a diffusé sa dernière émission en haute mer en 1991, avant de s'installer à terre.

 

 

 

Retour à la case départ

 

A la fin des années 70, aucune radio privée n'était autorisée en France. Radio France était la seule radio à pouvoir émettre depuis l'hexagone. C'était le monopole d'état, qui durait depuis la seconde guerre mondiale.

 

De ce fait, les radios privées françaises émettaient depuis les pays frontaliers : RTL au Luxembourg, Europe 1 en Allemagne, Sud-Radio et Radio Andorre en Principauté d'Andorre,

et RMC, théoriquement depuis Monaco.

Cette dernière bénéficiant d'une dérogation, ses émetteurs étaient en réalité sur le sol français. Comme elles étaient situées à la périphérie du territoire, on les appelait les radios "périphériques".

Sur la radio publique concurrente France Inter, on les appelait les "marchands de soupe", terme peu élogieux, qui faisait allusion aux très nombreux spots publicitaires diffusés à l'antenne.

 

En effet, pour écouter de la musique pendant dix minutes consécutives sur RTL, Europe 1 ou RMC, c'était mission impossible. Entre 6 heures et 9 heures du matin, vous deviez subir sur ces trois radios, souvent à la même heure, les revues de presse, horoscope, chronique économique, l'invité politique du jour, les jeux téléphoniques, les informations, le rappel des titres, la météo, les informations routières…

Et parfois, un petit bout de chanson que l'on coupait très vite pour passer la publicité qui envahissait l'antenne toute la journée.

 

Heureusement, dans le nord, on recevait les radios de haute mer : Caroline, Mi Amigo, puis, dans les années 80, Laser 558 et Monique.

Dans le sud, on pouvait écouter de la musique sur Radio Andorre et Sud Radio. Et le soir, Radio Luxembourg 208 couvrait toute l'Europe.

 

Puis arriva la fameuse libération des ondes. Au début des années 80, des centaines de stations firent leur apparition sur la bande FM.

Mais contrairement à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, où les ondes ont été libérées par des radios de haute mer à dominante musicale, la France a choisi d'autres voies.

Bon nombre de radios étaient à caractère politique ou associatif, avec des programmes sans grand intérêt.

 

Quant aux radios musicales, c'était surtout la quantité, mais pas la qualité. En 1981, une radio libre française, c'était un émetteur relié à un magnétophone auto-reverse, diffusant toute la journée la même bande musicale.

 

Passé l'amateurisme du début, de véritables radios musicales sont apparues.

Certaines d'entre elles se sont constituées en réseaux : NRJ, FUN, Europe 2, Nostalgie, RFM, Pacific FM, Chic FM, Kiss FM, Maxximum, etc

 

Ainsi, au milieu des années 80, il était enfin possible en France d'écouter de véritables radios musicales privées.

 

Puis Europe 1, RMC, RTL et Sud Radio ont été autorisées sur la bande FM.

 

Beaucoup de radios locales ont cessé leurs émissions, faute de ressources suffisantes.

Du côté des réseaux, certains ont disparu, d'autres ont changé de propriétaire, rachetés pour la plupart par RTL, Europe 1, et par le nouveau venu dans la cour des grands, NRJ.

 

Peu à peu, les réseaux musicaux se sont transformés en radio généralistes, introduisant de nouvelles rubriques : météo, horoscope, informations routières, jeux et chroniques diverses, sans oublier les interminables conversations téléphoniques avec les auditeurs, les fameuses

"libre-antennes", souvent d'un goût douteux.

A tout cela s'ajoute une très grande quantité de spots publicitaires : les affaires sont les affaires !

 

Ainsi, plus de 30 ans après la fin du monopole, trois ou quatre groupes financiers contrôlent la quasi-totalité des radios privées françaises. Et entre 6 heures et 9 heures, comme dans les

années 70, il est de nouveau impossible d'écouter dix minutes de musique sans interruption.

 

Retour à la case départ…

 

Malheureusement, les radios de haute mer ont disparu. Radio Andorre s'est arrêtée en 1981,

Sud Radio et RMC ont perdu leur âme, transformées en vulgaires "talk-radios".

 

Mais nous avons déniché pour vous quelques radios musicales. En AM bien sûr, mais également, grâce aux nouvelles technologies, par satellite et sur Internet.

Pour les découvrir, rendez-vous à la rubrique "Radio News".

 

 

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